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19 Jul 2017 

Les réactions au sevrage des antiparkinsoniens, anticholinergiques



Les médicaments antiparkinsoniens,
tels que le Cogentin, le Kemadrin, l’Artane et le Symmetrel, sont
fréquemment prescrits pour supprimer les troubles de mouvements, comme
la maladie de Parkinson, causés souvent par les neuroleptiques. À peu
près la moitié des patients traités avec des neuroleptiques
conventionnels reçoivent aussi des médicaments antiparkinsoniens.


Ces produits sont aussi décrits comme « anticholinergiques »
à cause de leur action chimique de suppression de l’activité
cholinergique du cerveau. L’hypersensibilité cholinergique provoque une
large partie des effets de sevrage des médications antiparkinsoniennes
qui ressemblent aux tricycliques et aux neuroleptiques et peuvent être
également complexes et variées. Plusieurs études ont démontré des
symptômes semblables à la grippe, comme la nausée, les vomissements, les
frissons, la faiblesse et les maux de tête de même que l’insomnie et la
nervosité qui se produisent lors de la période de sevrage.


Dans une rare étude double-aveugle, avec placebo, les auteurs ont
trouvé « un syndrome de sevrage reconnaissable » – nommément  une
augmentation de l’anxiété manifestée par « une irritabilité, une
tension, des palpitations et des maux de tête », des malaises physiques
variés (particulièrement de la trachée gastrointestinale), des
étourdissements debout, des battements de cœur irréguliers. De plus, des
symptômes psychotiques se manifestèrent dans les premiers jours du
sevrage et durèrent jusqu’à trois semaines. Huit des onze patients
sevrés (73 %) affichaient ces symptômes évidents de sevrage.


D’autres études aussi ont observé des explosions de symptômes
psychotiques qui sont normalement accompagnés par une réapparition de
mouvements anormaux. En effet, les chercheurs ont relié directement ces
symptômes de psychose – incluant les délires, les hallucinations, les
tentatives de suicide et l’isolement – aux symptômes physiques de
rigidité, de nervosité, d’akathisie et de parkinson.


Dans l’une de ces études, les auteurs soulignent simplement que « le
syndrome anticholinergique de sevrage ressemble au syndrome négatif de
schizophrénie à plusieurs égards. Chez les patients schizophrènes, ces
symptômes peuvent être pris par erreur pour une décompensation
psychotique et résulter en un traitement inadéquat ». Un cas rapporté
décrit aussi un état catatonique grave (immobilisme) lors d’un sevrage
brusque du Symmetrel.


De plus, un cas grave ressemblant au syndrome malign de neuroleptique
a été rapporté lors d’un sevrage d’antiparkinsoniens, même si le
patient n’avait jamais reçu de neuroleptiques.


Étant donné que les antiparkinsoniens aggravent la dyskinésie tardive
et atteignent la mémoire, le sevrage peut générer des bienfaits
additionnels. En particulier, le sevrage peut améliorer les symptômes de
dyskinésie tardive et peut provoquer « une augmentation dramatique de
la mémoire sur l’échelle Wechsler Memory Scale ».


Comme avec toutes les médications psychiatriques, le sevrage
d’antiparkinsoniens  devrait se faire graduellement, faisant en sorte de
réduire la réapparition de mouvements anormaux supprimés originalement
par les produits. Un sevrage graduel est plus garant d’un non retour à
la consommation de médicament.




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